Sommaire
ToggleL’IBM i, une plateforme “legacy” ? Pas si vite.
Le mot “legacy” colle à l’IBM i comme une étiquette mal collée qu’on n’arrive pas à décoller. On l’emploie pour dire : vieux, poussiéreux, condamné. C’est une erreur de catégorie.
L’IBM i est une plateforme qui a su évoluer sans jamais casser la compatibilité applicative. Ce que vous aviez codé en RPG il y a vingt ans tourne toujours, et cohabite aujourd’hui avec des API REST, des conteneurs Docker, des connexions cloud hybride et des pipelines de données modernes. IBM investit régulièrement dans des mises à jour majeures du système d’exploitation : IBM i 7.5, sorti en 2022, intègre des fonctionnalités dignes des environnements les plus contemporains.
Aucune autre plateforme ne peut se targuer d’une compatibilité ascendante aussi rigoureuse sur une aussi longue durée. C’est une force que les DSI qui vivent avec depuis vingt ans connaissent bien, et que ceux qui la découvrent ont du mal à croire.
Ce que les chiffres disent vraiment
On parle souvent de l’IBM i en France de façon impressionniste. Mettons quelques repères sur la table.
12 000 serveurs IBM i actifs en France. Pas des musées informatiques : des machines en production, qui traitent des commandes, des paies, des stocks, des flux financiers en temps réel, chaque jour.
À l’échelle mondiale, on estime que l’IBM i fait tourner environ 70 % des transactions commerciales mondiales dans certains secteurs. Les grandes enseignes de la distribution, des poids lourds de l’industrie agroalimentaire, des groupes d’assurance : leur cœur de SI bat souvent sur un Power Systems.
Ce n’est pas le portrait d’une plateforme en fin de vie. C’est celui d’une infrastructure critique que personne ne touche à la légère, parce qu’elle assure une disponibilité et une fiabilité que peu de systèmes peuvent rivaliser.
Les vraies raisons pour lesquelles les entreprises françaises restent sur IBM i
Une fiabilité qui n’a pas d’équivalent
L’IBM i affiche depuis des décennies des taux de disponibilité supérieurs à 99,99 %. Pour une entreprise industrielle qui tourne en 3×8, pour un distributeur qui traite des milliers de commandes par heure, chaque minute d’arrêt se mesure en dizaines de milliers d’euros de perte. L’IBM i ne tombe pas. C’est aussi simple que ça.
Un modèle de sécurité intégré
Là où d’autres environnements empilent des couches de sécurité par-dessus une architecture initiale qui n’y était pas préparée, l’IBM i intègre la sécurité au niveau du système d’exploitation lui-même. Gestion fine des profils utilisateurs, journalisation native, contrôle d’accès objet par objet : c’est dans l’ADN de la plateforme. Dans un contexte où les cyberattaques se multiplient et où NIS2 fait monter la pression réglementaire, cet avantage structurel est loin d’être anecdotique.
Une intégration native des données et de la base de données
DB2 for i n’est pas une couche rajoutée : c’est le système lui-même. Pas de middleware, pas de latence supplémentaire, pas de couche d’abstraction à maintenir. Les données sont au cœur de l’architecture, disponibles, cohérentes, performantes. Pour les entreprises qui font tourner des ERP complexes comme Infor, Sage X3 ou JD Edwards, c’est un avantage opérationnel quotidien.
Un coût total de possession souvent sous-estimé
Migrer hors IBM i fait rêver certains DSI sur le papier. Dans la réalité, les projets de migration sont longs, coûteux, risqués, et rarement terminés dans les délais et budgets annoncés. Beaucoup d’entreprises qui ont lancé ces chantiers à grand bruit se retrouvent quelques années plus tard avec un IBM i toujours en production, et un nouveau SI à côté qui ne fait pas encore tout ce que l’ancien faisait. Maintenir l’IBM i en le modernisant progressivement est souvent, à l’analyse, la stratégie la plus rationnelle.
IBM i en 2026 : une plateforme qui intègre les usages modernes
L’argument de l’obsolescence ne tient plus dès qu’on regarde ce que la plateforme sait faire aujourd’hui.
- Services web et API REST natifs. L’IBM i expose des services web depuis des années. Vos applications RPG peuvent être interfacées avec n’importe quelle application moderne (front web, mobile, microservice cloud) via des API standardisées. La plateforme s’intègre dans les architectures les plus contemporaines sans nécessiter de réécriture.
- DevOps et CI/CD. Git, Jenkins, Visual Studio Code avec l’extension IBM i : les développeurs d’aujourd’hui travaillent sur IBM i avec les mêmes outils que sur n’importe quel autre environnement. Les pipelines d’intégration et de déploiement continu ne sont plus l’apanage des environnements cloud.
- Intelligence artificielle et machine learning. IBM investit activement dans l’intégration de capacités IA sur Power Systems. Des pipelines de données peuvent alimenter des modèles depuis des tables DB2 for i. L’IBM i devient un maillon d’une chaîne data moderne, pas un silo hors d’atteinte.
- Open source et Python. L’IBM i supporte nativement Python, Node.js, et des dizaines de packages open source via le gestionnaire de paquets
yum. L’écosystème s’est ouvert, sans que la robustesse du socle ne soit compromise.
Le vrai problème : les compétences, pas la technologie
Si l’IBM i souffre d’une réputation datée, ce n’est pas à cause de ses limites techniques. C’est à cause d’un enjeu de compétences.
Les profils formés sur IBM i depuis les années 90 partent à la retraite. Les jeunes diplômés n’apprennent pas le RPG dans les écoles. La communauté IBM i française vieillit, et les entreprises commencent à sentir le vide se creuser dans leurs équipes.
C’est un risque réel, et c’est exactement là que la question “maintenir ou migrer” se pose dans les DSI. Non pas parce que la plateforme est dépassée, mais parce que trouver quelqu’un pour la maintenir devient compliqué. La réponse n’est donc pas de fuir l’IBM i, c’est de former la relève.
👉 C’est précisément l’objectif de notre programme Pépinière IBM i : former des développeurs et techniciens IBM i de A à Z, en partant de profils juniors, et les rendre opérationnels sur vos environnements en production.
OCSI Group : pure-player IBM i depuis plus de 20 ans
OCSI Group n’est pas une ESN généraliste qui a ajouté une practice IBM i à son catalogue. L’IBM i, c’est notre ADN.
Nous sommes l’un des rares acteurs français à être pure-player IBM i : 100 % de nos consultants et experts sont spécialisés sur cette plateforme. Nous travaillons en partenariat étroit avec IBM, Arcad Software (éditeur de référence mondial sur la modernisation IBM i) et GAIA/Volubis, acteur majeur de la formation et de l’intégration IBM i en France.
Ce positionnement nous donne une profondeur d’expertise que les généralistes ne peuvent pas répliquer. Nos consultants connaissent l’IBM i dans ses couches les plus profondes : système, base de données, développement applicatif, sécurité, modernisation. Et ils l’ont prouvé sur des environnements de production parmi les plus complexes du marché français.
👉 Découvrez notre expertise IBM i et les missions sur lesquelles nous intervenons.
Ce que font les entreprises les plus avancées sur IBM i en ce moment
Les entreprises qui tirent le meilleur de leur IBM i en 2026 ne font pas que “maintenir” : elles modernisent en continu, sans rupture.
Concrètement, ça ressemble à ça :
- Elles ouvrent leurs applications en exposant les programmes RPG existants via des services web, sans les réécrire.
- Elles connectent leur IBM i au cloud pour les charges variables, les sauvegardes, ou les capacités analytiques, en gardant le cœur transactionnel on-premise.
- Elles automatisent leurs déploiements avec des pipelines CI/CD adaptés à l’environnement IBM i.
- Elles forment leurs équipes en continu, en mélangeant profils seniors et juniors formés sur la plateforme.
- Elles utilisent les données DB2 for i dans des pipelines analytiques et des projets de machine learning, sans migration préalable.
Ce n’est pas de la science-fiction. Ce sont des chantiers que nous accompagnons chez nos clients.
Faut-il quand même envisager de migrer ?
Honnêtement : parfois oui. Si votre activité a radicalement changé, si votre IBM i ne supporte plus les usages métier actuels, si vous n’avez plus personne en interne pour le faire évoluer et que la modernisation progressive n’est pas viable, la migration mérite d’être étudiée sérieusement.
Mais cette décision ne doit pas être prise sous la pression d’un discours marketing, ni sous le coup d’une panique sur les compétences. Elle mérite une analyse rigoureuse du coût réel de la migration, des risques opérationnels, et des alternatives de modernisation progressive.
Nous aidons régulièrement des DSI à faire cet arbitrage sans parti pris, y compris quand la conclusion, au terme de l’analyse, est que migrer est la bonne option.
En résumé
L’IBM i n’est pas une plateforme qu’on garde par nostalgie. On la garde parce qu’elle fonctionne mieux que beaucoup d’alternatives pour les usages qui comptent : fiabilité, sécurité, performance, intégration des données. Et parce que la moderniser progressivement en l’ouvrant aux architectures modernes, en formant de nouveaux profils, en l’intégrant dans des chaînes data et cloud est souvent plus rationnel que de tout reconstruire à zéro. En 2026, l’IBM i n’est pas derrière vous. Il est devant vous si vous savez quoi en faire.
Prêt à aller plus loin avec votre IBM i ?
Que vous cherchiez à sécuriser votre environnement, moderniser vos applications, former vos équipes ou recruter des profils spécialisés, OCSI Group vous accompagne à chaque étape.
Vous souhaitez en savoir plus sur nos expertises ?
- 🔗 Notre expertise IBM i – conseil, intégration, infogérance
- 🔗 Programme Pépinière IBM i – former la relève sur IBM i
- 🔗 Nous contacter – un expert vous répond sous 24h




